Location courte durée à Paris, les règles à connaître en 2026
Paris est l’une des villes les plus encadrées d’Europe pour la location touristique. Voici les règles en vigueur en 2026, selon que vous louez votre résidence principale ou un autre logement.

Article d’information générale, à jour au 6 novembre 2026. Il ne remplace pas un conseil juridique. Les textes évoluent, vérifiez votre situation sur paris.fr ou auprès d’un professionnel du droit.
Louer son appartement à des voyageurs de passage reste possible à Paris, mais dans un cadre précis. Presque tout dépend d’une seule question, le logement est-il votre résidence principale ?
Résidence principale, jusqu’à 90 jours par an
La résidence principale est le logement que vous occupez au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. À Paris, vous pouvez la louer en meublé de tourisme jusqu’à 90 jours par année civile.
Le Code du tourisme fixe la limite à 120 jours, mais il permet aux communes de l’abaisser jusqu’à 90 jours, et Paris a fait ce choix. Les nuits se comptent toutes plateformes confondues. La Ville peut vous demander le nombre de jours loués jusqu’au 31 décembre de l’année suivante, et vous avez alors un mois pour répondre.
Une autre règle s’ajoute. Un même client ne peut pas totaliser plus de 90 jours consécutifs de location dans l’année.
Un numéro d’enregistrement obligatoire
Que le logement soit votre résidence principale ou non, sa location en meublé de tourisme passe par une déclaration préalable soumise à enregistrement. Elle donne immédiatement un numéro de 13 caractères.
Ce numéro doit figurer sur chaque annonce, y compris sur les plateformes, qui retirent les annonces qui en sont dépourvues. En copropriété, il doit aussi être communiqué au syndic. Pour la démarche, suivez le téléservice indiqué sur la page de la Ville de Paris consacrée aux meublés touristiques.
Résidence secondaire ou investissement locatif
Pour un logement qui n’est pas votre résidence principale, la règle change complètement. La location touristique y est soumise à une autorisation de changement d’usage avec compensation, nécessaire dès le premier jour de location.
La compensation consiste à transformer en logement des locaux qui n’étaient pas destinés à l’habitation, des bureaux ou des commerces par exemple. La demande exige aussi un diagnostic de performance énergétique classé entre A et E, puis entre A et D à partir de 2034. En pratique, l’opération est lourde et doit être étudiée au cas par cas avant tout projet.
Locataire, copropriété, logement social
- Vous êtes locataire. La sous-location en meublé touristique suppose l’autorisation de votre bailleur. Sans elle, vous risquez la résiliation du bail en plus des amendes.
- Vous êtes en copropriété. Lisez le règlement. Depuis le 21 novembre 2024, tout nouveau règlement doit préciser si la location meublée touristique est autorisée, et dans certains cas l’assemblée générale peut voter son interdiction.
- Le logement appartient au parc social. La location meublée touristique y est strictement interdite.
Les autres obligations
- La taxe de séjour, à collecter auprès des voyageurs et à reverser à la Ville. Quand la plateforme encaisse le paiement, c’est elle qui la collecte et la reverse.
- La fiche de police pour les voyageurs étrangers, à conserver six mois.
- Le détecteur de fumée, obligatoire dans tout logement.
- L’assurance, à vérifier, car toutes les assurances habitation ne couvrent pas la location de courte durée.
Ce que vous risquez
Les sanctions ont été nettement relevées ces dernières années. Voici les montants maximaux prévus par les textes en vigueur.
| Manquement | Amende maximale |
|---|---|
| Pas de déclaration ni de numéro d’enregistrement | 10 000 € |
| Fausse déclaration ou faux numéro | 20 000 € |
| Dépassement de la limite de jours en résidence principale | 15 000 € |
| Location sans autorisation de changement d’usage | 100 000 €, plus une astreinte jusqu’à 1 000 € par jour et par m² |
Certaines pages d’information mentionnent encore des montants plus faibles, antérieurs à la réforme. En cas de doute, la référence reste le texte en vigueur, l’article L324-1-1 du Code du tourisme, et la fiche de Service-Public.
Avant de confier votre bien
Ces règles conditionnent tout le reste, la rentabilité comme la tranquillité. Avant toute mise en location, nous faisons le point avec vous sur le statut du logement et le règlement de copropriété, pour partir sur des bases saines. Parlons de votre bien.






